( 28 août, 2008 )

La charge du Dieu

 

Écoutez mon verbe et dansez la spirale de vie

Chantez ma mélodie d’une existence accomplie

Et chantez mon hymne de Mort et de Transformation

 

Car je suis Pan, Herne, Dionysos, Osiris

Gwyn Ap Neith, Zeus, Shiva, Cernunnos

Et tous les aspects du Dieu

Et je suis tout et rien dans les bras de mon amour

 

Je suis le Phallus de vie et la semence

Plantée dans les profondeurs de la Mort qui nourrit

Et réconforte avec ma croissance

Mourant et renaissant à travers les saisons de la Mère

Je suis les Cornes du Pouvoir et les sourcils du Sage

 

A travers voiles et ombres, je chasse et je garde

Seigneur de la chasse et gardien de la paix silencieuse

Regardez ma face tout autour de vous et connaissez les joies de l’orgasme et de la mort transformés et renaissant dans le chaudron des rêves.

 

Mes rites sont le plaisir, la joie et l’extase

Laissez l’univers se détruire au zénith de vos rites

Qu’il puisse être reformé dans l’amour et le rire

 

Soyez forts, joyeux

Passionnés, tendre, sage et humble

Et vous grandirez en esprit

 

Tenez vous à mes cotés sur la Terre et regardez autour de vous,

Vous êtes des enfants issus de tout

Et vous devez vous nourrir les uns les autres

Que je puisse grandir en vous et murmurer mon chant à travers vous

Sous le vent des saisons changeantes.

( 28 août, 2008 )

La charge de la Déesse

Ecoutez les paroles de la Grande Mère

Jadis nommée Brid, Isis et Mélusine, Dana et Aradia, Freya et Démeter

Et invoquée sous mille autres noms sublimes :

Lorsqu’en vient le besoin ou le désir

Une fois par mois, surtout quand pleine est la lune,

En quelque place secrète il vous faut réunir

Pour m’adorer en esprit, moi la Grande Reine,

Moi, que Sorcières et Sorciers honorent.

Ceux qui des antiques rites veulent tout savoir,

Ceux qui aiment l’art et veulent encore apprendre

Ils sauront et verront des choses merveilleuses.

 

Vous serez libéré de tout esclavage,

Et ainsi en signe de votre affranchissement,

Vous me célébrerez vêtus des seuls nuages ;

Et vous danserez, chanterez en festoyant,

Jouerez de la musique et ferez lutinage.

Ainsi vous m’ honorerez délicieusement,

Car l’extase spirituelle est mon partage

Et mienne aussi la joie des corps qui exultent,

Car Amour est ma loi, pour les êtres et les âges.

 

Conservez intacte la pureté de vos idéaux,

Et tendez y toujours, Arpentez votre chemin

Sans être arrêtés ou détournés par le mal.

Mienne est la porte de la Terre des Jeunes,

Mienne la coupe de vie qui est aussi Graal,

Chaudron de Kerridwenn et la vie immortelle.

 

Je suis la généreuse, la gracieuse Déesse

Qui offre à tous les coeurs le présent de la joie,

Sur la Terre, j’enseigne l’éternité de l’esprit,

Par delà la mort, j’offre la paix, la liberté, et les retrouvailles avec ceux qui vous ont précédé.

 

Je refuse les sacrifices de toutes les espèces,

Car je suis la Mère.

Tous les êtres vivants naissent de moi

Et j’inonde cette terre de mon Amour.

 

Écoutez les paroles de la Déesse étoilée, aux pieds de laquelle trônent les hôtes célestes et dont le corps encercle l’univers :

Moi qui suis la beauté de la verte Terre,

La blanche lune sous son dais constellé, et

Des abysses marines je suis le mystère.

Je suis ce désir en ton âme appelé.

Lève toi et viens à moi, point ne délibère

Car je suis l’âme de la Nature incarnée,

Je suis celle qui donne vie à l’univers,

De moi toutes choses procèdent et à moi toutes choses doivent retourner.

Devant ma face aimée des Cieux comme de la Terre,

Que ton moi divin soit enveloppé dans l’extase de l’infini.

 

Que mon culte égaye les coeurs attristés,

Car l’amour et les plaisirs sont ma liturgie.

Ayez en vous de la force et de la beauté

Du pouvoir et de la compassion aussi.

Ayez de l’honneur comme de l’humilité,

De l’allégresse comme de la révérence.

 

Et toi qui pense me chercher, tu dois savoir

Que ta quête et tes projets seront déçus

A moins que tu ne traverses le miroir.

Si à l’intérieur de toi tu n’a pas vu,

A l’extérieur de toi tu ne saurais voir.

Car sache le : j’ai été avec vous depuis le début et je suis ce qui est atteint au bout du désir.

 

 

( 28 août, 2008 )

Le credo des sorcières

 

Ecoutez les paroles des sorcières,

Notre secret caché dans la nuit,

Lorsque le chemin était sombre,

Nous vous le révélons aujourd’hui.

Devant l’eau et le feu mystérieux,

Par la terre et le souffle de l’air,

Par la quintessence de l’esprit,

Gardez silence, veuillez vous taire.

Les renaissances de la Nature,

Le passage des hivers et printemps,

Nous communions avec ce qui vit,

Et fêtons dans un cercle hors du temps.

Qatre fois l’an les Grands Sabbats viennent,

Et les sorcières dansent avec entrain,

Aux premières récoltes, à la Chandeleur,

A la fête de Mai et la Toussaint.

Quand les jours et les nuits s’égalisent,

Quand le Dieu et zénith ou nadir,

Les Sabbats Mineurs sont convoqués,

Et les sorcières vont s’ébaudir.

Treize lunes et cycles féminins,

Treize sorcières dans un coven,

Treize crépuscule pour s’ébattre,

Tout cela en un jour et un an.

Transmis depuis les âges anciens,

Passant entre l’homme et la femme,

Passant d’un siècle à un autre,

Depuis le commencement des âmes.

Quand le Cercle magique est tracé,

Par le glaive ou l’athamé puissants,

Ses frontières traversent deux Mondes,

Pour cette heure vers les ombres il descend.

Ce monde n’a aucun droit de le voir,

Et le monde d’en bas point ne trahis,

Les Dieux Anciens y sont invoqués,

L’oeuvre magique y est accomplie.

Il y a deux piliers mystiques,

Qui le seuil du temple avoisinent,

Tous deux sont puissances naturelles,

Des formes et des forces divines.

Sombre et lumineux en succession,

Les opposés l’un contre l’autre,

Représentent le Dieu et la Déesse,

Grâce aux aïeux cette fois est notre.

La nuit c’est le cavalier des vents,

Le Dieu Cornu, Seigneur des ombres,

Et le jour c’est le roi des forêts,

Habitant les clairières et les combes.

Elle est jeune ou vieille à sa guise,

Sur la barque nuageuse elle vogue,

Ronde Dame argentée de minuit,

Sombre matrone et mystagogue.

Le Maître et la Maîtresse de l’Art,

Habitent les tréfonds de l’esprit,

Immortels et toujours renouvelés,

A volonté ils libèrent ou lient.

Ainsi, bois le vin des Dieux anciens,

Et danse et aime en leur honneur,

Jusqu’au jour ou ils te recevront,

Dans la paix, à la fin de tes heures.

Fait ce que tu voudras, c’est le défi,

Mais à personne ne fait de mal,

Voilà le commandement unique.

Que les Dieux t’enseignent l’idéal.

Le crédo Wiccan en huits mots pieux :

Si nul n’est lésé, fait ce que tu veux.

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