( 26 août, 2008 )

Les racines du paganisme

Les Dieux du paganisme sont les Dieux de nos ancêtres préhistoriques. En Europe, au cours du Paléolithique (l’âge de Pierre), il y a environ 12 000 ans, nos ancêtres ont peint sur les parois de cavernes secrètes et difficiles d’accès,  des dessins de couleurs rouges qui représentent le Dieu Cornu des animaux : Dieu de la chasse qui contrôlait les déplacements et la fertilité des troupeaux de cerfs, bisons et autres gibiers dont dépendaient leur survie. Ils ont également peint  et sculpté des images crues tels que : des  ventres gonflés par la maternité, de formidables poitrines et des sexes de femmes. Ce sont des représentations de la Grande Déesse Mère qui apporte la fertilité aux hommes. Ce n’est pas la Déesse Vierge idéalisée mais la Déesse Terre forte et puissante sans fioritures.

Au néolithique ou nouvel âge de pierre, les hommes se font une autre idée de la Déesse et du Dieu. Avec  l’apparition et le développement de l’agriculture, de la sédentarisation et de la notion de cycle, nos ancêtres constatent que la Lune agit sur l’agriculture (semence, gestation et maturation des plantes) et sur la  féminité ( menstrues et maternité). Ainsi, au Néolithique, la Déesse n’est pas seulement perçue comme la Terre Mère, mais aussi comme la Lune. Les phases de la Lune furent gravées sur les bois de cerf en Europe à partir de 7500 av. J.C. 

Durant son cycle, la lune prend trois aspect différents : ( croissante, pleine et décroissante) et nos ancêtres mirent en parallèle ces trois phases lunaires avec les trois aspects de la féminité : (pré-féconde, féconde et ménopausée). De même, ils attribuèrent trois visages à la Déesse : (la Vierge, la Mère et la Sage), symboles également des trois phases de la vie : (jeunesse, mariage et mort).

L’image du Dieu évolua également, tout en restant le Seigneur des animaux, le Dieu fut associé à tout ce qui naissait de la Déesse Mère : La verte végétation qui est luxuriante au printemps et qui s’endort en automne, les plantes semées et récoltées par les hommes.

Avec la notion du temps, nos ancêtres réalisèrent le lien entre la sexualité et la naissance. Ils comprirent le rôle du mâle dans la procréation : les femmes n’étaient plus fécondées par la Lune, comme le pensaient les générations précédentes, mais par l’homme ! Le Dieu fut alors considéré comme le Dieu Père, amant de la Grande Déesse. Le Dieu de la chasse devint alors un Dieu phallique.

Ces anciennes considérations sur les Dieux évoluèrent à travers les millénaires. Des tribus fusionnèrent entre elles par la conquête et le mariage. De nouveaux Dieux furent adoptés. Dès lors, le monde des Dieux fut le reflet des sociétés  humaines. Les principaux Dieux et Déesses furent mariés entre eux, leurs enfants devinrent de nouveaux Dieux. Les sociétés humaines se découvrirent de nouveau besoins peu honorales, elles devirent de plus en plus complexes et devaient se procurer à tout prix de nouvelles ressources pour vivre. Alors éclatèrent des guerres, celles-ci réclamèrent la création de nouveau Dieux (afin de légitimer ces guerres) bien différents du Dieu de la chasse ou des moissons.

 

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